23 febbraio 2012

Pouvez vous, ou savez vous me dire pourquoi je n'éprouve aucune tendresse, aucuns doux sentiments envers ma belle-mère ? Mais sauriez vous me dire pourquoi devrais je les éprouver ? Simplement parce qu'elle est la mère de mon mari ?

Mais tout cela ne coule pas de source; il n'y a rien de mathématique dans les sentiments. Un sentiment peut se créer au fil des jours ou être spontané et toutefois, si vous cotoyez une personne avec laquelle vous ne réussissez pas à créer un lien différent de celui que vous a imposé la famille, serait t'il juste, indispensable de s'efforcer à la tendresse ? Peut-être devrais je m'adoucir et faire un effort pour une belle-mère qui, au fond, n'est pas l'archétype de la belle-mère que vous souhaiteriez d'un coup d'épaules envoyer sous les roues du camion qui passe providentiellement devant vous. Non, cette tentation je ne l'ai jamais eue et honnêtement je n'ai aucun grief contre cette douce personne. Simplement nous n'avons rien en commun (ah si, mon mari !!)

Je ne réussis pas à créer un ru (tiens cela faisait longtemps que je voulais placer ce mot...par pitié pour les vocabulaires oubliés ) qui nous unisse, mais que nenni ou, si vous préférez, que dalle. Elle m'excite sans le vouloir, me dérange sans le faire exprès avec ses lamentations incessantes, sa foi inébranlable pas seulement en un Dieu, mais en toute l'église oubliant qu'elle est faite d'hommes et pas toujours parfaits. Et sa mentalité de femme du sud demeure encore dans ce petit village où l'on pense encore de la même manière depuis 200 ans. Me dérange particulièrement l'expectative des personnes âgées qui estiment naturel, logique l'attention de leurs enfants pour elle, et se remettent en leurs mains, inertes, amorphes, inutiles.

Elle n'a en outre jamais tentée une quelconque approche , un quelconque dialogue avec moi, convaincue qu'elle pouvait seulement m'enseigner et s'attendait à ce que j'aille, comme une bonne élève, à son école pour y apprendre la vie à sa façon !!

...

Et dire, que j'ai de bonnes probabilités de devenir belle-mère: devrais je étudier pour éviter certaines grossières erreurs ou simplement tenter d'aimer la personne que j'accueillerais chez moi ?

17 febbraio 2012

Comme elle est belle la région où je vis...
En dehors de tous mes défauts et lubies, je collectionne aussi quelques phobies; si seulement je tenais le responsable...!
J'ai une peur irraisonnée et déraisonnable des "tsunamis", ce qui équivaut à peu près à la peur des accidents d'avion, décidément beaucoup plus rares que les accidents de la route ou les accidents ménagers mais allez donc comprendre pourquoi on a moins peur d'une échelle que d'un avion ?
J'ai aussi une peur folle des tremblements de terre, mais seulement en certaines circonstances et certains lieux (cf "perchés sur la montagne", publié en 2010) et bon admettons que ceci est déjà légèrement plus raisonnable habitant dans un pays notoirement sismique
Une autre de mes grandes phobies est celle des foules.. Il est vrai que quand j'étais gamine, je privilégiais les coins isolés, me cachais derrière mes compagnes de classe et étais le plus invisible possible mais en fait ce qui me terrorise particulièrement ce sont surtout les mouvements de foule. Vous êtes vous jamais trouvés dans un lieu public (place, concert ou autre ) super affolé ne sachant plus en sortir, happés par le tsunami humain qui vous entrainait dans la direction opposée à celle que vous auriez du prendre ? Affolant ! Il vient une furieuse envie de crier, "laissez moi sortir" mais bon, un minimum de décence vous en empêche..A toutes ces phobies et d'autres dont j'éviterais de vous parler car ce ne serait peut-être pas très prudent de vous faire part de toutes mes faiblesses, s'en est ajoutée une, toute récente....celle de la neige ! Si vous avez regardé les téléjournaux dernièrement, peut-être vous serez vous rendus compte que les quantités de neige tombés dans certaines régions sont ..insolites, surprenantes, inhabituelles, incroyables et ainsi de suite. Ici dans les Marches, spécialement dans l'arrière-pays, si beau pourtant, nous sommes comme des taupes bloqués dans nos tunnels(ou des lapins, si vous voulez, mais le résultat est le même...on ne voit pas le bout du tunnel ) et le paysage qui s'offre à notre vue est blanc, désespérément blanc, à rêver de couleur ou à la limite du noir le plus absolu car tout ce blanc est angoissant. On se demande avec inquiétude où est la sortie, combien de temps il faudra à ces montagnes de neige pour fondre et nous redonner notre enviable paysage...
Et tout cela me porte à me demander où est la demeure idéale, bord de mer ? Non, pensez vous que je puisse risquer un tsunami ! montagne ? Et non, toute cette neige m'a suffi pour au moins dix ans ! Zone sismique ? Jamais de la vie, je n'oserais plus frêquenter les "lieux d'aisance" et cela serait drammatique !!! Peut-être bien qu'il ne me reste qu'à vivre dans ma voiture pte à la fuite....

09 febbraio 2012

Sérieuses élucubrations !!


Il a neigé pendant une semaine entière dans la région des Marches, en Italie, et ce n'était certes pas les habituels 10-20 cms qui nous sont tombés dessus !! Sur les journaux locaux et sur les places chacun racontait ses témoignages et d'un village à l'autre, il me semblait d'écouter des histoires marseillaises: chez nous il y a eu 80 cms, non chez nous, nous sommes arrivés à un mètre.....De fil en aiguille, les montagnes de neige s'accumulaient réellement et virtuellement. Bref, nous avons été surpris par la quantité de neige et si toutefois dans l'arrière-pays, les communautés sont prêtes et ont affrontés bien mieux que Rome les difficultés que cela provoquait, il faut avouer qu'après les 2-3 premiers jours d'émerveillement,...tout cela n'était plus marrant. En fait, j'étais probablement la seule à profiter de la beauté des paysages et à prendre des photos sous tous les angles, dans tous les coins de rue et par tous les temps...Je n'ai jamais eu une grande passion pour la photographie mais il me semblait triste de ne pas profiter de ce merveilleux spectacle et donc je sortais tous les jours, jour de tempête de neige compris, et tout cela ne m'a jamais semblé insupportable et pourtant croyez-moi je suis frileuse, exagérément frileuse, mais la passion m'a porté à oublier tous les inconvénients.
La seule chose qui m'a vraiment fatigué, ce sont les plaintes en tout genre , les controverses et discussions de tous types qui fleurissaient à chaque coin de rue, à savoir qui était le coupable, qui n'avait pas fait son travail, qui n'avait pas prévenu à temps.... Bref, beaucoup étaient maitres dans l'art de la plainte qui devient le sport national.
Et tout cela me fatigue, me déprime, m'irrite au plus haut point....Tout cela fut donc le point de départ d'une discussion semi-philosophique (de ma part, car ma petite correspondante philosophait bien mieux que moi) avec une jeune adolescente qui communique régulièrement avec moi depuis un certain temps. Cette jeune fille craint toujours de me déranger et pense qu'une personne de mon âge ne peut avoir un grand intéret à converser avec une adolescente, et bien au contraire je trouve que ma petite "chatteuse" (du verbe "chatter"....) m'ouvre de nouveaux horizons !
Mais bon sang, c'est dans l'âme humaine de ne pas arreter de se plaindre, mais dites-moi, pourquoi. Et voilà le thème de notre discussion, et ma petite "chatteuse" avait de bons arguments !
En l'occurence, elle estimait par exemple que les gens se plaignent pour attirer l'attention, car ils ont un besoin désespéré d'attirer l'attention. Une grande part de la population a la curieuse nécessité de prouver qu'elle existe et le fait par l'intermédiaire des autres. On s'affirme, on existe parce que l'on expose et effectivement quand on a rien de spécial à raconter, il faut bien se l'inventer...
Le seul résultat qu'a ce comportement sur moi est de m'inciter à bouger davantage tant cette inertie et cette plainte continues m'excitent; en conclusion, cela a un effet bénéfique sur moi

P.S.: le titre n'était probablement pas pertinent mais...amusant !

02 febbraio 2012


Il y a des moments où je souhaiterais vraiment quitter mon corps !
Non, non, pas ma vie...parce qu'au fond, elle me plait tout de même ma vie avec ses angoisses, ses difficultés, moments positifs et négatifs. Non, je voudrais seulement m'éloigner momentanément de mon corps, et disparaitre mentalement et voyager gaiement avec l'esprit. J'y serais, mais je n'y serais pas !!
Au fond, c'est ce que font beaucoup d'hommes qui savent se détacher mentalement quand cela leur convient. Mais moi je rêve d'abandonner momentanément mon corps, mes....kgs de graisse, d'eau et d'os (au milieu, à bien chercher, on devrait peut-etre y trouver un peu de muscle ) et tous ses liens terrestres et pourquoi pas, faire un petit tour dans un autre corps, si possible plus frais, mais surtout sans soucis, sans pensées (et pourquoi pas, de temps en temps un peu de studipité fait du bien à la santé !!).
Je voleterais légère et me laisserais aller à l'insouciance, l'inconstance, à une douce existence légère, inutile et reposante !! Ah, comme j'aimerais y réussir....

27 dicembre 2011

Miracle des temps modernes !!

Miracle des temps modernes, il est possible maintenant de couvrir de grandes distances en un temps relativement modéré. Révolu le temps des calèches, des trains à vapeurs...en notre merveilleuse époque nous réussissons à voyager en toute simplicité...Vous voulez un exemple, un petit exemple parmi tant d'autres, clairvoyant, illuminant ?
Pour couvrir la distance de 850 kms, entre deux pays cousins-voisins, tels l'Italie et la France, il suffit de s'adresser aux chemins de fer et vous serez surpris de la facilité, comodité, modicité de prix et autres avantages qu'ils offrents ! Vous voulez aller à Lyon, en partant d'une petite ville de mer sur l'Adriatique, aux environs de Rimini ? Splendide, je vous offre deux possibilités trèèès intéressantes:
-premièrement, en partant aux alentours de 4 heures du matin, puisque vous souhaitez arriver à temps à Milan pour le train de 8 heures qui vous portera à Turin, d'où vous prendrez le train pour Bardonecchia où finalement vous changerez à Modane pour arriver à Lyon à 16h20 !
-et maintenant voilà la deuxième version et propositition gentiment offerte par les chemins de fers (cousins ), en partant aux alentours de 6 heures du matin et après 3 ou 4 changements vous arrivez à ...1h40 du matin, heure à laquelle naturellement vous trouverez tous les moyens de transport pour arriver chez vos parents qui vous attendent, évidemment bien réveillés avec un repas chaud à peine préparé pour l'occasion !

Enfin, vous êtes arrivés, et après un si doux voyage, vous dormez deux jours et enfin commence le marathon des repas et visites chez parents et amis; après 4-5 jours de ce rythme là, il est temps de repartir et vous refaites ce beau voyage en marche arrière ! De retour dans votre petit coin d'Italie, il vous faudra bien une semaine pour vous reprendre de cette splendide vacance

Faute de mieux, et suivant les conseils de Googlemaps, pour y arriver à pied, vous devez passer par Ajaccio, Marseille et ainsi de suite et en seulement 5 jours et 22 heures vous arrivez à destination !!!!!!!!!!! Ah les beaux voyages détendants ! Il parait que les voyages forment la jeunesse...mais quand on est plus tout jeune, devrait t'on simplement éviter de voyager ?

02 dicembre 2011

Quand je suis arrivée, il y a presque 30 ans de cela (j'étais déjà jeune alors !!), dans cette petite ville sur l'Adriatique où je vis actuellement, on pouvait encore y trouver des métiers d'un autre temps.
N'étant plus toute jeune maintenant- ah mais non que dis je, n'étant plus gamine- j'ai un souvenir du rémouleur qui passait dans les rues de cette banlieue de Lyon où j'habitais alors, quand j'étais enfant, souvenir du début des années 60. Depuis je n'en ai plus vu jusqu'à mon arrivée ici. Les rémouleurs passaient dans le centre ville et criaient à la volée et cela jusqu'au début des années 90. Et puis le consumisme sans frein leur a ôté du travail; cela côutait moins cher, bien moins cher d'acheter du neuf que de faire réparer et, d'autre part, il semble que plus personne ne se contentait du gagne-petit.
Un autre métier qui avait pour protagonistes 3-4 petits vieux dans la ville, consistait dans la récolte du carton et des métaux qui étaient ensuite recyclés et arrondissaient ainsi les trop maigres retraites. Il existait aussi diverses minuscules boutiques que la majeure partie d'entre nous connaissaient où l'on pouvait faire réparer montres, ceintures, sacs, chaussures. Et pour l'équivalent des actuels 2-3 €, il était possible de redonner vie à des objets encore en bon état.
Non tout cela ne date pas de l'après-guerre (je vous l'avais dit que je suis encore toute jeune !), mais dans la province les temps sont plus longs, plus lents et avant que les gens ne réalisent qu'il était nettement moins fatiguant de jeter les cartons et métaux dans les poubelles, que l'on trouvait des couteaux à un prix ridicule chez les Chinois,...il en coulat de l'eau sous les ponts !
Et puis, petit à petit, la crise s'est fait sentir et les vieux métiers sont retournés en vogue; d'autres se sont ajoutés à cette longue liste de boulots désespérés et peut-être aussi un peu désespérants. Plus d'une fois j'ai vu des retraités distribuer les dépliants publicitaires de boite aux lettres en boites aux lettres. Bref, il suffit de regarder autour de soi pour réaliser que c'est la fin des haricots, ou même c'est la mort du petit cheval (mais qui donc l'a tué ?).
Tout de même, je me souviens d'une période de gloire où mon mari qui marchait toujours avec les yeux rivés au sol, recueillait régulièrement un billet, un bijou (or ou argent, oui, oui, le sol même était généreux !!). Vu les temps, j'ai pris la belle habitude de marcher en regardant mes pieds, ou plutot le trottoir, espèrant y découvrir ce que malheureusement il n'est plus possible de découvrir: les gens sont trop pauvres pour se permettre de perdre quoi que ce soit. En tout cas, tentez le coup, passez une journée les yeux fixés au sol et dites moi ce que vous y trouvez, mais le risque plus grand est que vous rencontriez un poteau plutot qu'un billet, une "peau" de banane plutot qu'un bijou, une mrd de Mirza plutot que....